dans Non classé Mercredi 27 février 2008 16:06

CARNET DE BORD D’UNE VAGUE

Il me reste trois ou quatre noeuds

Je ne suis plus.

Et puis quelle importance

Je me laisse pousser par le vent.

En éclaboussant, de temps en temps,

Je sais qu’arrivĂ©e lĂ -bas, ce sera la fin.

Et quelle fin, au milieu de surfeurs

Qui ne savent mĂȘme pas que c’est mon heure.

Mais lorsque cela va arriver,

Moi je le sentirai passer.

Vous qui lisez ce poĂšme,

Il vous reste sûrement plus de trente ans à vivre.

Mon heure approche,

Ca y est, je vois la rive.

La mort est proche, elle n’a jamais Ă©tĂ© aussi proche.

A quatre ou cinq secondes peut-ĂȘtre,

Je n’aurais sĂ»rement pas le temps de …..



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